À propos

Mon travail questionne les pratiques de vie individuelles du quotidien, le cadre dans lequel elles apparaissent, et la manière dont elles forgent les usages de la vie en collectif. Les questions laissées par l’ère du post-colonialisme et soulevées par celles des migrations actuelles, sont au coeur de mon travail. Je m’intéresse également aux activités qui cristallisent ces problématiques, c’est à dire le travail, le tourisme, l’oisiveté, le fait d’habiter un espace, les rapports de pouvoir.

Je tate, je vais de l’intime au public, de la fiction au réel, de l’individu à la société, de la chambre au paysage, en traversant la maison, la rue. Du passé au présente. J’essaie d’estomper les bords, de les redessiner, de questionner, de m’opposer.

Mon vocabulaire emprunte l’esthétique des objets de la vie quotidienne, obsolètes, des choses dites insignifiantes. Je me sers de matériaux de récupération, peu coûteux, précaires.

Cela oriente mon travail vers le volume et l’installation, vers le geste, vers le faire : moulage, tissage, assemblage. Ces gestes par fois méditatifs, qui prends de l’ampleur avec le temps et vont à l’encontre des état actuelles tel que l’accélération, industrialisation, etc.